A

Allure Voile

Position du voilier par rapport à la direction du vent réel. On la nomme selon l'angle entre l'axe du bateau et l'endroit d'où vient le vent : vent debout (0°, on ne peut pas avancer, il faut tirer des bords) · près (≈ 45°) · travers (≈ 90°, vent de côté) · largue (≈ 135°) · vent arrière (180°, vent dans le dos).

L'allure décide de la vitesse possible : un voilier ne remonte pas directement au vent et va souvent plus vite au travers qu'au vent arrière. C'est ce que décrit la polaire de vitesse. Dans Solano, le Mode Route et le Routage estiment l'allure heure par heure le long d'un trajet.

Pour aller plus loin : Allure (Wikipédia) · Voir aussi : Polaire de vitesse · Vent réel / apparent
Anticyclone Météo

Zone de hautes pressions : l'air y descend lentement, ce qui dissout les nuages. Résultat le plus courant : temps calme, ciel dégagé, vent faible. Sur une carte d'isobares, il apparaît comme des lignes fermées dont les valeurs augmentent vers le centre, souvent marqué d'un A (ou H pour high).

Un anticyclone bien installé (« blocage anticyclonique ») donne des situations très prévisibles, d'où un score de stabilité élevé. Attention l'été : sous un anticyclone, les brises thermiques et les orages de chaleur peuvent quand même se développer l'après-midi.

Pour aller plus loin : Anticyclone (Wikipédia) · Voir aussi : Dépression · Isobare · Gradient de pression
Assimilation de données Concept

Processus par lequel un modèle numérique intègre des observations météorologiques réelles pour construire son état initial — la photographie la plus fidèle possible de l'atmosphère à l'heure du lancement. Ces observations proviennent de sources très diverses : stations météo de surface, radiosondages, satellites, bouées marines, mesures d'avions en vol…

L'assimilation réconcilie ces données hétérogènes et parfois contradictoires avec une ébauche de l'état atmosphérique (issue du run précédent) en minimisant l'écart global. Le résultat est la condition initiale d'où repart chaque run. La qualité de l'assimilation conditionne directement la précision des prévisions à courte échéance.

Utilisé dans : La méthode Solano — Runs · La méthode — Modèles

B

Barbule de vent Météo

Symbole météorologique représentant simultanément la direction et la vitesse du vent. La tige pointe dans la direction d'où vient le vent (un symbole pointant vers le haut indique un vent du nord). Les traits sur la tige (les "barbes") codent la vitesse :

  • Petit trait = 5 nœuds
  • Grand trait = 10 nœuds
  • Pennon (triangle plein) = 50 nœuds
  • Rond vide = calme (< 2 nœuds)

Une barbule avec un pennon et un grand trait = 60 nœuds. Cette convention est universelle en météorologie et aéronautique.

Utilisé dans : Lire la carte météo · À propos de Solano
Brise thermique Météo

Vent local créé par la différence de température entre la terre et la mer (ou entre une vallée et une crête). Le jour, la terre chauffe plus vite que l'eau : l'air y monte, l'air marin plus frais vient combler le vide — c'est la brise de mer, qui souffle de la mer vers la côte, se lève en fin de matinée et forcit l'après-midi. La nuit, le mécanisme s'inverse : brise de terre, plus faible, de la côte vers le large.

Les brises se superposent au vent général et peuvent le renforcer, l'annuler ou le dévier. Les modèles à maille fine (AROME, ICON régionaux) les représentent mieux que les modèles globaux. C'est aussi l'un des effets locaux que la réanalyse ERA5 peut sous-estimer sur un point côtier précis.

Pour aller plus loin : Brise de mer (Wikipédia) · Voir aussi : Effet venturi · Front
Bulletin marin (BMR / BMS) Marine

Prévision officielle rédigée par un service météo national pour la navigation. Le BMR — Bulletin Marin Régional (côtier, jusqu'à ≈ 20 milles des côtes) donne la situation générale, le vent, la mer, la houle, le temps et la visibilité, par zones nommées, en général deux fois par jour.

Le BMS — Bulletin Marin Spécial est un avis de coup de vent ou de tempête : il n'est émis que lorsque des seuils de danger sont dépassés (vent fort, très forte mer, visibilité nulle). Il est numéroté et reste en vigueur jusqu'à sa levée explicite. Solano agrège les bulletins de Météo-France, AEMET (Espagne), MeteoAM (Italie) et Met Office (Royaume-Uni), et permet de s'abonner par zone.

Voir aussi : MeteoAlarm · Zone marine · Utilisé dans : Bulletins marins

C

CAPE Météo Convective Available Potential Energy — Énergie potentielle convective disponible

Mesure de l'énergie disponible pour les mouvements verticaux de l'air. Plus la CAPE est élevée, plus une parcelle d'air peut monter rapidement si elle est soulevée, avec un risque accru de convection profonde (orages, cumulonimbus).

Repères d'interprétation : CAPE < 300 J/kg = atmosphère stable, convection faible ; 300–1000 J/kg = convection modérée, orages possibles si déclenchement ; > 1000 J/kg = atmosphère instable, orages probables voire violents ; > 3000 J/kg = conditions extrêmes, tornades possibles (rare sous nos latitudes).

La CAPE seule ne suffit pas — il faut un mécanisme de déclenchement (front, relief, convergence) pour activer la convection, et elle se lit toujours avec le CIN et le Lifted Index. Solano les combine dans un indice de risque orageux.

Pour aller plus loin : Énergie potentielle de convection disponible (Wikipédia) · Utilisé dans : Lire la carte météo · Mode Route — Quand partir ?
CIN Météo Convective Inhibition — Inhibition convective

Énergie (en J/kg) qui empêche une parcelle d'air de s'élever jusqu'au niveau où la convection s'emballe. C'est le « couvercle » de l'atmosphère : tant qu'il n'est pas vaincu (par le réchauffement diurne, un relief, un front…), l'orage ne se déclenche pas — même avec une CAPE énorme.

Repères : CIN < 25 J/kg = couvercle ouvert, déclenchement facile ; 50–150 = besoin d'un forçage ; > 300 = couvercle fort, convection bridée. Une grosse CAPE sous un fort CIN est un « couvercle chargé » : peu probable, mais explosif si le couvercle saute.

Voir aussi : CAPE · Risque orageux
Cisaillement (0–6 km) Météo Wind shear — Cisaillement vertical du vent

Variation du vent (vitesse et direction) entre la surface et l'altitude, mesurée ici comme la différence vectorielle entre le vent à 10 m et le vent à 500 hPa (≈ 5,5 km), en m/s. Le cisaillement ne crée pas l'orage mais décide de son organisation.

Repères : < 10 m/s = cellules isolées, courte durée (averses) ; 15–20 = systèmes organisés, supercellule possible ; > 20 = fortement organisé (lignes de grains, grêle, rafales descendantes). C'est ce qui distingue une averse orageuse d'un système dangereux et durable.

Voir aussi : Risque orageux · Supercellule · Barbule de vent
Climatologie Concept

Étude du temps moyen d'un lieu sur plusieurs décennies : ce à quoi il faut « normalement » s'attendre à une saison donnée, indépendamment de la prévision du jour. Ce ne sont pas des prévisions — c'est un cadre de comparaison (« ce mois-ci est-il plus venté que d'habitude ? »).

Solano calcule sa climatologie à partir de la réanalyse ERA5 (moyennes mensuelles, journée type, variabilité d'une année à l'autre) et affiche aussi les tendances saisonnières du modèle SEAS5. Utile pour choisir une période de croisière ou de trek, pas pour préparer une sortie précise.

Voir aussi : Réanalyse · Prévision saisonnière · Utilisé dans : Climatologie ERA5
Confiance ensembliste Indice Solano

Indicateur tourné vers l'avenir : pour cette journée précise, les scénarios possibles concordent-ils ? Solano compare la prévision principale d'un modèle aux membres de sa prévision d'ensemble de référence (par exemple ECMWF IFS face aux 51 membres d'ECMWF-ENS) sur le vent, la pluie et la pression.

Un pourcentage élevé = les scénarios convergent → prévision fiable. Un pourcentage bas = ils divergent → journée incertaine, à surveiller. C'est le troisième angle de Solano, complémentaire du score de stabilité (le passé récent du modèle) et du score de justesse (ses erreurs mesurées) : le film, le passé, et l'éventail des futurs possibles.

Voir aussi : Prévision d'ensemble · Modèle déterministe · Utilisé dans : Score de stabilité et justesse
Convection explicite Concept Convection-permitting — Modèle à convection permise

Un modèle dont la maille est assez fine (≈ 1 à 3 km) pour calculer lui-même les ascendances d'un orage, au lieu d'en estimer l'effet moyen par une formule. Les modèles à maille large (13 à 25 km : GFS, ECMWF, ARPEGE) ne « voient » pas une cellule de quelques kilomètres : ils la paramétrisent. Un modèle à convection explicite, lui, la dessine — il place des cellules, avec une heure et un endroit.

Dans Solano : AROME HD, ICON-2I, ICON-D2 et ICON-CH1/CH2. Leur contrepartie est un horizon court (34 h à 5 jours) et une emprise régionale — et une prudence de lecture : le placement exact d'une cellule dans un run déterministe à 2 km bouge de plusieurs dizaines de kilomètres d'un run à l'autre. Ils répondent à « où et quand ça peut tomber », pas à « l'atmosphère est-elle chargée » — c'est le rôle du risque orageux.

Voir aussi : Déclenchement · Risque orageux · Modèle numérique de prévision
Cumulonimbus (Cb) Météo

Le nuage d'orage : une tour de cumulus qui a « percé » verticalement jusqu'à la haute troposphère (souvent 10–12 km, parfois plus). Son sommet s'étale en enclume quand il rencontre la tropopause. C'est lui qui produit foudre, fortes averses, grêle et rafales descendantes — des coups de vent brefs et violents sous et devant le nuage.

Un cumulonimbus se forme et meurt en 1 à 3 heures (cellule isolée) ; sous un fort cisaillement il peut s'organiser en système durable. En mer, la ligne de grains qui l'accompagne se voit venir comme un mur sombre : anticiper, réduire la toile.

Pour aller plus loin : Cumulonimbus (Wikipédia) · Voir aussi : Risque orageux · Ligne de grains · RDT

D

Déclenchement Indice Solano

Seconde lecture de l'orage dans Solano, à côté du risque orageux. Là où celui-ci décrit un environnement à l'échelle du bassin (est-ce chargé ? le couvercle tient-il ? cela s'organiserait-il ?), le déclenchement répond à une autre question : un modèle à convection explicite place-t-il une cellule sur ce point, et à quelle heure ?

Il se lit sur la précipitation totale du modèle fin, renforcée par une rafale simultanée. Contre-intuitif mais mesuré : quand un modèle résout la convection, l'averse est dans la pluie totale et non dans le champ « averses », où elle n'est plus qu'un résidu. Trois niveaux : averse, cellule constituée, cellule vigoureuse.

⚠️ Il n'entre jamais dans la note /10 du risque orageux, et pour une raison physique : un modèle qui déclenche une cellule consomme la CAPE. Une CAPE basse à 17 h peut vouloir dire « orage en cours », pas « calme ». Les deux lectures se complètent, elles ne se moyennent pas.

Voir aussi : Risque orageux · Convection explicite · RDT
Dépression Météo

Zone de basses pressions : l'air y converge et monte, ce qui forme des nuages et des précipitations. C'est le moteur du temps perturbé aux latitudes tempérées — vent soutenu, fronts, mer formée. Sur une carte d'isobares, ce sont des lignes fermées dont les valeurs diminuent vers le centre, marquées d'un D (ou L pour low).

Plus les isobares sont serrées autour du centre, plus le gradient de pression est fort et plus le vent souffle. Dans l'hémisphère nord, le vent tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Une situation dépressionnaire mobile donne souvent un score de stabilité plus bas : les modèles hésitent sur la trajectoire.

Pour aller plus loin : Dépression (Wikipédia) · Voir aussi : Anticyclone · Front · Isobare
Modèle déterministe Concept

Une prévision qui donne une seule valeur par variable, heure et lieu : « demain 14 h, 18 nœuds de sud-ouest ». C'est le type de sortie que Solano affiche pour chaque modèle (ECMWF IFS, ARPÈGE, GFS, ICON…). C'est le plus lisible, mais il ne dit rien de l'incertitude.

L'opposé est la prévision d'ensemble, qui lance le modèle plusieurs dizaines de fois avec de légères variations pour produire un éventail de scénarios. Solano garde la lecture déterministe au premier plan, et lui ajoute l'incertitude par la stabilité, la justesse et la confiance ensembliste.

Voir aussi : Prévision d'ensemble · Modèle numérique de prévision
Échelle de Douglas (état de la mer) Unité

Échelle de 0 à 9 qui décrit l'état de la mer par la hauteur des vagues, indépendamment du vent qui les a créées. Elle sert dans les bulletins marins et pour noter la mer observée dans un livre de bord.

  • 0 — calme (miroir) · 1 — ridée (0–0,1 m) · 2 — belle (0,1–0,5 m)
  • 3 — peu agitée (0,5–1,25 m) · 4 — agitée (1,25–2,5 m)
  • 5 — forte (2,5–4 m) · 6 — très forte (4–6 m)
  • 7 — grosse (6–9 m) · 8 — très grosse (9–14 m) · 9 — énorme (> 14 m)

Les hauteurs correspondent à la hauteur significative (Hs). Solano affiche les vagues en mètres et rappelle l'échelon Douglas dans certains résumés.

Pour aller plus loin : Échelle de Douglas (Wikipédia) · Voir aussi : Hauteur significative · Houle · Échelle de Beaufort
DWD Organisme Deutscher Wetterdienst — service météo allemand

Service météorologique national de l'Allemagne. Il produit la famille de modèles ICON utilisée dans Solano : ICON global, ICON-EU (Europe, 7 km) et ICON-D2 (Allemagne et pourtour, 2 km, à convection explicite).

Le DWD diffuse ses données en libre accès, ce qui permet à des services comme Open-Meteo — et donc Solano — de les redistribuer.

Pour aller plus loin : dwd.de · Voir aussi : Modèle numérique de prévision · Open-Meteo

E

Échéance (J+n) Concept

Délai entre le moment d'émission d'une prévision et le moment prévu. J+0 désigne l'heure d'émission du run (prévision "instantanée"), J+3 une prévision à 3 jours, J+7 à 7 jours, etc.

L'incertitude croît avec l'échéance : les modèles sont généralement fiables jusqu'à J+3 à J+5, et leur skill décroît rapidement au-delà. C'est pour cela que le score de justesse de Solano est mesuré séparément pour chaque échéance — un modèle peut être excellent à J+2 sur votre spot et médiocre à J+5.

Utilisé dans : La méthode — Pondération temporelle · Score de justesse
ECMWF Organisme European Centre for Medium-Range Weather Forecasts

Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, basé à Reading (Royaume-Uni). Organisation intergouvernementale fondée en 1975 et soutenue par 35 États membres. Reconnu comme l'une des références mondiales en prévision numérique du temps.

L'ECMWF opère le modèle IFS (Integrated Forecasting System) — disponible sur Solano sous le nom ECMWF IFS — et produit la réanalyse ERA5, utilisée comme référence pour le score de justesse. L'ECMWF publie également les prévisions saisonnières SEAS5 utilisées dans la section Climatologie de Solano.

Pour aller plus loin : ecmwf.int · Utilisé dans : La méthode — Modèles · La méthode — ERA5
Prévision d'ensemble Concept Ensemble forecast — membres

Au lieu de lancer un modèle une seule fois, on le lance plusieurs dizaines de fois (les « membres ») en perturbant très légèrement l'état initial et la physique. Chaque membre donne un scénario un peu différent ; ensemble, ils dessinent l'éventail des futurs plausibles.

Quand les membres se ressemblent, la prévision est robuste ; quand ils divergent, l'incertitude est réelle et mesurable. Exemples : ECMWF-ENS (51 membres), GEFS (NOAA), ICON-EPS (DWD). Solano s'en sert pour la confiance ensembliste et le graphique spaghetti.

Pour aller plus loin : Prévision d'ensemble (Wikipédia) · Voir aussi : Modèle déterministe · Confiance ensembliste
ERA5 / ERA5T Référence

ERA5 est la réanalyse atmosphérique de l'ECMWF couvrant la période 1940 à aujourd'hui. Ce n'est pas une mesure directe sur le terrain : c'est une reconstruction cohérente de l'état de l'atmosphère heure par heure, obtenue par assimilation de données éparses — stations météo de surface, radiosondages, satellites, bouées marines — dans le modèle IFS de l'ECMWF.

Pourquoi parler de "données éparses" ? Les stations météo et bouées ne couvrent qu'une fraction de la surface du globe (en particulier les océans). ERA5 comble ces zones vides de façon cohérente, en utilisant la physique de l'atmosphère pour interpoler entre points d'observation. Le résultat est un meilleur estimé de ce qui s'est passé — et non une vérité absolue.

ERA5T est la version "temps réel" de cette réanalyse, disponible avec environ 1 à 2 jours de délai. Solano l'utilise comme référence pour calculer le MAE (score de justesse) et pour alimenter l'onglet 📡 Vérif. du panneau Cohérence.

Pour aller plus loin : Copernicus — Climate reanalysis · Utilisé dans : La méthode — Vérification ERA5 · Graphique spaghetti — Onglet Vérif. · Climatologie ERA5

F

Front (chaud, froid, occlus) Météo

Zone de transition étroite entre deux masses d'air de températures différentes, généralement rattachée à une dépression. C'est au passage d'un front que le temps change vite : bascule du vent, chute ou hausse de pression, arrivée ou fin des précipitations.

  • Front chaud — l'air chaud remonte doucement sur l'air froid : nuages qui s'épaississent des heures à l'avance, pluie continue, puis radoucissement et vent qui adonne.
  • Front froid — l'air froid s'enfonce sous l'air chaud, plus brutal : ligne d'averses ou d'orages, rafales, refroidissement net, puis éclaircies de traîne.
  • Front occlus — le front froid a rattrapé le front chaud ; la dépression est en fin de vie.
Pour aller plus loin : Front (Wikipédia) · Voir aussi : Dépression · Ligne de grains

G

Gradient de pression Météo

Vitesse à laquelle la pression change quand on se déplace sur la carte. C'est lui qui fait le vent : l'air va des hautes vers les basses pressions, et plus la différence est marquée sur une courte distance, plus il souffle fort.

Sur une carte d'isobares, le gradient se lit à l'œil : isobares serrées = vent fort, isobares espacées = vent faible. Le vent réel ne souffle pas exactement des hautes vers les basses pressions — la rotation de la Terre le fait tourner (force de Coriolis) pour longer les isobares.

Voir aussi : Isobare · Dépression · Anticyclone
Graphique spaghetti Vue Solano

Graphique qui superpose, pour un même jour et un même lieu, les prévisions de tous les runs récents d'un modèle (et de plusieurs modèles). Chaque courbe est un run ; l'entrelacs de courbes forme les « spaghettis ».

Lecture : des courbes groupées = les runs successifs racontent la même histoire, situation bien tenue ; des courbes éclatées = le modèle change d'avis, forte incertitude. C'est la version visuelle du score de stabilité. Un onglet Vérif. ajoute la courbe de la réanalyse ERA5 pour confronter les runs passés à ce qui s'est réellement produit.

Voir aussi : Run · Score de stabilité · Utilisé dans : Le graphique spaghetti

H

Hauteur significative (Hs) Marine H1/3 — significant wave height

Hauteur moyenne du tiers le plus haut des vagues observées (d'où le nom H1/3). C'est la valeur qu'annoncent les bulletins et les modèles de vagues quand ils disent « mer 1,5 m » : elle correspond à peu près à ce qu'un marin expérimenté estimerait à l'œil.

Ce n'est pas la plus grosse vague : une partie des vagues dépasse Hs, et la plus forte d'un état de mer donné vaut statistiquement ≈ 1,6 à 2 × Hs — c'est le Hmax. Solano affiche Hs par défaut et laisse activer Hmax.

Voir aussi : Hmax · Houle · Échelle de Douglas · Période
Hmax Marine Hauteur maximale estimée des vagues

Estimation de la vague la plus forte d'un état de mer donné, sur une durée d'observation de l'ordre de 20 minutes. Les modèles ne fournissent que la hauteur significative ; Solano en déduit Hmax par un coefficient (≈ 1,86 × Hs, distribution de Rayleigh) ou calibré sur les bouées proches quand il y en a.

Utile pour anticiper les vagues qui peuvent surprendre à la barre ou au mouillage, bien au-delà de la mer « moyenne » annoncée. Hmax reste une statistique : sur une longue durée, des vagues encore plus hautes restent possibles.

Voir aussi : Hauteur significative · Houle · Utilisé dans : Lire la carte météo
Houle et mer du vent Marine

La mer du vent est levée par le vent qui souffle ici et maintenant : vagues courtes, désordonnées, crêtes qui déferlent, dans l'axe du vent. La houle est ce qu'il reste quand ces vagues quittent la zone de vent et voyagent : ondulations longues, régulières, bien rangées, qui peuvent arriver de très loin — parfois d'une tempête qu'on n'a jamais vue, sous un ciel bleu et sans vent.

La période les distingue : courte (< 6 s) pour la mer du vent, longue (> 8–10 s) pour la houle. L'état de mer réel est souvent la somme des deux, parfois venant de directions différentes — d'où une mer « croisée », inconfortable. Solano affiche hauteur, période et direction (provenance) des vagues.

Pour aller plus loin : Houle (Wikipédia) · Voir aussi : Hauteur significative · Période · Échelle de Douglas

I

Isobare Météo

Ligne reliant des points de même pression atmosphérique sur une carte. Les isobares permettent de visualiser d'un coup d'œil la structure du champ de pression et d'identifier les systèmes météorologiques :

  • Isobares fermées, serrées, valeurs décroissantes vers le centre = dépression (basses pressions, temps perturbé)
  • Isobares fermées, valeurs croissantes vers le centre = anticyclone (hautes pressions, temps stable)
  • Espacement des isobares = intensité du gradient de pression → vent fort si serrées, faible si espacées

Sur Solano, les isobares sont disponibles en overlay sur la carte (paramètre Pression MSL), tracées toutes les 4 hPa.

Voir aussi : Gradient de pression · Dépression · Utilisé dans : Lire la carte météo
Isotherme 0° Météo

Altitude à laquelle la température de l'air est de 0 °C. C'est une frontière thermique clé : en dessous, les précipitations tombent sous forme de pluie ; au-dessus, sous forme de neige. En hiver ou par temps perturbé, l'isotherme 0° peut descendre jusqu'en zone côtière.

Utile pour les activités en montagne (randonnée, ski), pour estimer le risque de verglas en altitude, ou pour comprendre pourquoi il a neigé à 800 m mais pas à 400 m. Sur Solano, l'isotherme 0° est disponible via la couche Neige/Isotherme.

Note : l'ECMWF IFS et ARPÈGE Europe ne transmettent pas cette variable via Open-Meteo — la couche peut être absente pour ces modèles.

Utilisé dans : Lire la carte météo

L

Lapse rate Météo Gradient thermique vertical

Vitesse à laquelle la température baisse avec l'altitude, en °C/km. Solano utilise le lapse rate moyen-troposphérique 700→500 hPa : plus il est raide, plus l'atmosphère est instable et la convection vigoureuse pour un même CAPE.

Repères : < 5,5 °C/km = profil mou ; > 7 °C/km = profil raide (convection explosive). C'est l'une des raisons pour lesquelles « un CAPE de 2 000 n'est pas le même » selon la saison et la situation.

Voir aussi : CAPE · Risque orageux
Lifted Index (LI) Météo Indice de soulèvement

Indice d'instabilité (sans unité) : on soulève une parcelle d'air de basse couche jusqu'à 500 hPa et on compare sa température à celle de l'environnement. Négatif = instable (la parcelle est plus chaude, elle continue de monter) ; positif = stable.

Repères : LI > 0 = stable, pas d'orage ; 0 à −2 = marginal ; −2 à −4 = instable, orages probables ; < −6 = très instable, orages violents. Plus robuste que la CAPE seule pour juger l'instabilité, car il est moins sensible à la saison.

Voir aussi : CAPE · CIN · Risque orageux
Ligne de grains Météo

Alignement d'orages ou d'averses, souvent le long d'un front froid, qui avance comme un mur. Son passage se traduit par une bascule brutale du vent, une rafale descendante (le « grain » proprement dit — un renforcement soudain de 15 à 30 nœuds pendant quelques minutes), une averse dense, puis une accalmie et un refroidissement.

En mer, une ligne de grains se repère à l'avance : arcus (rouleau nuageux sombre à la base), horizon qui blanchit, chute de pression. La règle est de réduire la voilure avant qu'elle n'arrive.

Voir aussi : Cumulonimbus · Cisaillement · Front

M

MAE — Erreur absolue moyenne Indicateur Solano Mean Absolute Error

Mesure statistique de l'écart entre les prévisions d'un modèle et une référence. Dans Solano, la référence est la réanalyse ERA5T. La formule :

MAE(modèle, variable, J+n) = moyenne( |prévision à J+n − réanalyse ERA5T| )
calculé sur les 15 derniers jours disponibles

Ce calcul est réalisé séparément pour chaque modèle, chaque variable (vent, rafales, direction, précipitations, température, nuages, pression) et chaque échéance (J+1 à J+7). Un MAE vent de 2 nœuds à J-3 signifie que le modèle s'est trompé en moyenne de 2 nœuds sur vos 15 derniers jours quand il prévoyait à 3 jours.

Le MAE de Solano est calculé localement — sur votre point géographique exact, pas sur une grille globale. Un modèle excellent en moyenne mondiale peut être médiocre sur votre mouillage spécifique, s'il rate systématiquement une accélération due au relief ou une thermique côtière.
Utilisé dans : La méthode — Score de justesse · Score de stabilité et justesse
Météo-France Organisme

Service météorologique national français. Il produit les modèles ARPÈGE (global, maille resserrée sur l'Europe) et AROME (France, 1,3 km, convection explicite), les modèles de vagues MFWAM, les bulletins marins (BMR / BMS) et la vigilance météo.

Solano utilise ces modèles via Open-Meteo pour la carte et la prévision, et via les API Météo-France directement pour le Routage et les bulletins marins.

Pour aller plus loin : meteofrance.com · Voir aussi : Modèle numérique de prévision · Bulletin marin
MeteoAlarm Organisme

Système européen de vigilance qui rassemble, dans un format commun, les avis émis par chaque service météo national — à la région près. Là où un BMS couvre le large, MeteoAlarm remonte aussi les avis à terre et sur les côtes : vent violent, orages, submersion, neige-verglas, canicule…

Chaque avis porte un niveau de couleur (jaune → orange → rouge), un émetteur et une période de validité. Solano affiche les avis MeteoAlarm concernant précisément votre point, à côté des bulletins marins, et permet de recevoir une alerte email.

Pour aller plus loin : meteoalarm.org · Voir aussi : Bulletin marin · Utilisé dans : Bulletins marins
Modèle numérique de prévision Concept NWP — Numerical Weather Prediction

Programme informatique qui résout les équations de la dynamique des fluides (équations de Navier-Stokes, thermodynamique, microphysique des nuages…) sur une grille tridimensionnelle de l'atmosphère. Le monde est découpé en cellules de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres — chaque cellule échange masse, chaleur et quantité de mouvement avec ses voisines à chaque pas de temps.

Le modèle est initialisé à partir d'un "état initial" (voir assimilation de données) et calcule l'évolution probable de l'atmosphère heure par heure jusqu'à plusieurs jours. Il repart de zéro à chaque run. La résolution horizontale varie : AROME France HD = 1,5 km, ICON-EU = 7 km, ECMWF IFS = ~9 km, GFS = ~13 km.

Les modèles disponibles sur Solano : ARPÈGE Europe, AROME France HD, ECMWF IFS, GFS NOAA, ICON-EU, ICON seamless, UKMO (UKV + global), GEM GDPS/RDPS/HRDPS (Canada), ICON-2I (Méditerranée).

Voir aussi : Modèle déterministe · Prévision d'ensemble · Utilisé dans : La méthode — Modèles

N

Nœud (nds) et échelle de Beaufort Unité

Unité de vitesse utilisée en météorologie marine, aéronautique et navigation. 1 nœud = 1 mille nautique par heure = 1,852 km/h. Solano exprime les vitesses de vent et les courants en nœuds.

L'échelle de Beaufort traduit une force de vent en un chiffre de 0 à 12, avec l'état de mer correspondant au large :

BeaufortNœuds (nds)DescriptionMer
0< 1CalmeMiroir
1–21–6Très légère briseRides, ondulations
37–10Petite briseMoutons naissants
411–16Jolie briseMoutons fréquents
517–21Bonne briseMoutons nombreux
622–27Vent fraisLames, embruns
728–33Grand fraisLames déferlantes
834–40Coup de ventHaute mer, tourbillons d'écume
9–1041–55Fort coup de vent — TempêteTrès grosse mer, déferlement général
11–12> 56Violente tempête — OuraganMer énorme, visibilité réduite
Pour aller plus loin : Échelle de Beaufort (Wikipédia) · Voir aussi : Barbule de vent · Échelle de Douglas
NOAA Organisme National Oceanic and Atmospheric Administration — agence océanique et atmosphérique des États-Unis

Agence fédérale américaine. Son centre NCEP produit le modèle global GFS (~13 km, jusqu'à 16 jours), le modèle de vagues GFS-Wave et la prévision d'ensemble GEFS, tous utilisés dans Solano.

Les données NOAA sont dans le domaine public, ce qui explique leur présence quasi universelle dans les applications météo grand public.

Pour aller plus loin : noaa.gov · Voir aussi : Modèle numérique de prévision · Prévision d'ensemble
Nowcasting (prévision immédiate) Concept

Prévision à très courte échéance — de maintenant à 2–6 heures — fondée non plus sur les modèles numériques mais sur l'observation extrapolée : imagerie satellite, radars, détection de foudre, cellules orageuses suivies image après image.

C'est le seul régime fiable pour « est-ce que cet orage va me toucher dans l'heure ? ». Dans Solano, le bouton « Voir le ciel maintenant » du risque orageux bascule vers cette lecture : infrarouge, foudre et cellules RDT.

Pour aller plus loin : Prévision immédiate (Wikipédia) · Voir aussi : RDT · Risque orageux

O

Open-Meteo Fournisseur de données

Service qui rassemble les modèles météo des grands centres nationaux (ECMWF, NOAA, Météo-France, DWD, UKMO, ECCC…) et les redistribue sous une interface unique, gratuite pour un usage non commercial et open source.

C'est la source principale de Solano pour la prévision, la carte et l'historique de vérification (archive ERA5). Solano y ajoute ses propres traitements — stabilité, justesse, confiance ensembliste, risque orageux — et interroge en plus certaines API nationales directement (Météo-France, EUMETSAT, bulletins).

Pour aller plus loin : open-meteo.com · Voir aussi : Modèle numérique de prévision

P

Période (des vagues) Marine

Temps qui sépare le passage de deux crêtes successives, en secondes. C'est ce qui distingue une mer courte et dure d'une mer longue et roulante, à hauteur égale.

Repères : < 6 s = mer du vent, vagues serrées et cassantes, tape dans la coque ; 8–12 s = houle bien formée ; > 12 s = houle longue venue de loin, qui soulève le bateau sans le brutaliser mais génère du ressac dans les mouillages. Une hauteur modeste avec une période longue peut rendre une baie inconfortable.

Voir aussi : Houle · Hauteur significative · Utilisé dans : Analyse de mouillage
Polaire de vitesse Voile

Tableau (ou courbe) qui donne la vitesse d'un voilier pour chaque combinaison angle au vent × force du vent. Elle résume tout ce qu'un bateau « sait faire » : jusqu'où il remonte au vent, où se situe son meilleur cap de descente, à partir de quelle force il faut réduire.

Le Routage de Solano s'appuie sur la polaire du bateau (importée ou éditée dans « Mes bateaux ») pour calculer, à partir des champs de vent, la route la plus rapide entre deux points par la méthode des isochrones. Sans polaire renseignée, il utilise celle d'un croiseur générique de 11 m.

Pour aller plus loin : Polaire des vitesses (Wikipédia) · Voir aussi : Allure · Vent réel / apparent
Prévision saisonnière (SEAS5) Concept

Prévision à 1 à 6 mois qui n'annonce pas le temps d'un jour donné mais une tendance : le mois à venir sera-t-il plus chaud, plus sec, plus venté que la normale, et avec quelle confiance ? Elle repose sur des signaux lents (température des océans, El Niño…) et se lit toujours en écart à la climatologie.

SEAS5 est le système saisonnier de l'ECMWF. Solano l'affiche dans la section Climatologie, par échéance et par variable. À prendre comme une orientation (« plutôt une bonne fenêtre »), jamais comme une prévision de sortie.

Voir aussi : Climatologie · Prévision d'ensemble · Utilisé dans : Climatologie ERA5

R

Rafale Météo

Renforcement bref (quelques secondes) du vent au-dessus de sa valeur moyenne. Le vent « établi » est une moyenne sur 10 minutes ; la rafale est la pointe. C'est elle qui fait gîter, qui casse et qui compte pour choisir sa voilure ou renoncer à une sortie.

Le facteur de rafale (rafale ÷ vent moyen) vaut typiquement 1,3 à 1,5 sur mer, davantage à terre, sous un grain ou en air instable où il peut dépasser 1,8. Solano affiche le vent moyen ET les rafales, et l'écart entre les deux est en soi une information sur la nature du vent.

Voir aussi : Barbule de vent · Ligne de grains · Utilisé dans : Lire la carte météo
Radiosondage Concept

Observation météorologique réalisée par un ballon-sonde équipé d'une radiosonde — un boîtier de quelques centaines de grammes captant la température, la pression, l'humidité et la vitesse du vent à mesure qu'il monte dans l'atmosphère, jusqu'à environ 30 km d'altitude.

Environ 900 stations dans le monde lancent deux radiosondages par jour, aux heures synoptiques de 00Z et 12Z. Ces mesures verticales constituent l'une des sources les plus précieuses pour l'assimilation de données : elles fournissent un profil complet de l'état de l'atmosphère là où les satellites ne voient que des couches intégrées.

Le ballon éclate généralement entre 20 et 35 km (dilatation par dépressurisation), et la radiosonde redescend sous parachute. Certaines sont retrouvées et réutilisées.

Utilisé dans : La méthode — Runs et observations
Réanalyse Concept

Reconstruction cohérente et homogène d'états atmosphériques passés, obtenue en passant des archives d'observations historiques dans un modèle numérique moderne via assimilation de données. Contrairement à une mesure directe, la réanalyse comble les zones sans station et produit un état global à chaque heure sur l'ensemble du globe.

Avantages par rapport aux observations brutes : cohérence spatiale et temporelle, couverture globale (y compris océans et régions peu observées), variables dérivées disponibles (couche limite, flux…). Limites : la précision est dépendante de la densité d'observations disponibles à chaque époque — les décennies récentes sont mieux analysées que les années 1940–1960.

La réanalyse de référence de Solano est ERA5 (ECMWF). D'autres réanalyses existent : MERRA-2 (NASA), JRA-55 (JMA), CFSR (NOAA).

Réanalyse ≠ observation directe. ERA5T sur votre mouillage n'est pas la valeur qu'aurait relevée un anémomètre au même endroit — c'est la valeur que le modèle estime pour la cellule de grille (~9×9 km) qui couvre ce point, en intégrant toutes les observations éparses disponibles dans le voisinage. Les effets de relief fins, les brises locales ou les thermiques côtières peuvent être sous-représentés.
Pour aller plus loin : Copernicus — Climate reanalysis · Utilisé dans : ERA5 / ERA5T · Graphique spaghetti
Risque orageux Indice Solano

Indice catégoriel propre à Solano — Faible · Modéré · Marqué · Sévère — calculé heure par heure pour dépasser la lecture du seul CAPE. Il combine le carburant (CAPE affûté par le Lifted Index et le lapse rate) et un facteur de couvercle (le CIN) : beaucoup d'énergie sous un fort couvercle donne un risque faible mais un drapeau « couvercle chargé » ⚠️. Le cisaillement affine ensuite la catégorie — « Sévère » est réservé aux orages organisés.

L'indice est ancré sur le modèle GFS, le seul à fournir tous les ingrédients — il décrit donc l'environnement à l'échelle du bassin (point ramené à ≈ 25 km) et ne localise pas les cellules, ce qui est le rôle du déclenchement. Il s'accompagne d'une mesure d'accord entre modèles (dispersion du CAPE) : quand ils divergent, le risque est signalé incertain. Il décrit un environnement favorable, jamais un orage à une heure précise.

Voir aussi : CAPE · CIN · Lifted Index · Cisaillement · Lapse rate · RDT · La méthode — Risque orageux
RDT Météo Rapid Developing Thunderstorms — Orages à développement rapide

Produit satellite (NWC SAF, EUMETSAT) qui détecte et suit automatiquement les cellules orageuses dès leur phase de développement, à partir de l'imagerie géostationnaire. Il repère les orages naissants avant même la première foudre, et — étant satellitaire — couvre aussi la pleine mer, là où les radars au sol ne voient rien.

Chaque cellule est tracée par un contour et étiquetée par sa température minimale de sommet (°C) : plus c'est froid, plus le sommet est haut et la cellule puissante. Repères : > −40 °C = faible (cumulus/congestus) · −40 à −55 °C = modéré · −55 à −65 °C = fort · < −65 °C = très intense (sommets pénétrants).

Dans Solano, le RDT est une couche superposable de l'imagerie satellite, aux côtés de la foudre et de l'infrarouge. Le bouton « Voir le ciel maintenant » du risque orageux l'active automatiquement pour passer de la prévision à l'observation.

Voir aussi : Risque orageux · Nowcasting · Cumulonimbus
Run (run numérique) Concept

Lancement d'un modèle de prévision à un instant précis, appelé "heure de validité du run". Les modèles opérationnels tournent à intervalles réguliers : la plupart produisent 4 runs par jour aux heures synoptiques de 00Z, 06Z, 12Z et 18Z (UTC). Certains modèles à haute résolution tournent toutes les heures ou toutes les 3 heures.

Chaque run repart de zéro avec l'assimilation la plus récente disponible et produit des prévisions jusqu'à son horizon temporel (de 2 à 16 jours selon le modèle). Deux runs successifs du même modèle peuvent donner des prévisions sensiblement différentes pour un même jour cible — c'est cette variabilité que le score de stabilité de Solano mesure.

Le délai entre la validité d'un run et sa disponibilité publique (délai de traitement) varie : AROME France HD est disponible ~1h30 après son heure de validité, ECMWF IFS en ~3h, GFS en ~4h.

Voir aussi : Graphique spaghetti · Score de stabilité · Utilisé dans : La méthode — Runs

S

Score de justesse Indicateur Solano

Indicateur propre à Solano mesurant la précision historique d'un modèle météo sur votre point géographique exact. Il est calculé en comparant les prévisions passées (J-1 à J-15) à la réanalyse ERA5T, via le MAE (erreur absolue moyenne).

Ce score répond à la question : ce modèle, sur ce mouillage ou ce col précis, a-t-il été précis dans le passé ? Il est calculé séparément par variable (vent, rafales, direction, pluie, température, nuages, pression) et par échéance (J+1 à J+7). Affiché dans l'onglet Justesse du panneau Cohérence.

Complément du score de stabilité (le modèle a-t-il changé d'avis ?) et de la confiance ensembliste (les scénarios s'accordent-ils ?) : la justesse dit s'il avait raison.

Utilisé dans : La méthode — Justesse MAE · Score de stabilité et justesse
Score de stabilité Indicateur Solano

Indicateur propre à Solano, noté de 0 à 10, mesurant la cohérence des runs successifs d'un même modèle. Un score élevé (8–10) signifie que le modèle "n'a pas changé d'avis" entre ses runs récents pour la date cible — signe d'une situation atmosphérique bien établie, prévisible. Un score bas (0–4) signifie des divergences importantes entre runs, révélant une forte incertitude.

Les runs récents comptent davantage que les anciens : la pondération est décroissante exponentiellement (run d'hier = poids fort, run d'il y a 4 jours = poids faible). Le score mesure la cohérence interne des prévisions, pas leur justesse — un modèle peut être très stable et très faux si la situation atmosphérique est mal initialisée.

Complément : le score de justesse (MAE ERA5T) répond à la question de la justesse.

Voir aussi : Graphique spaghetti · Utilisé dans : La méthode — Score de stabilité · Score de stabilité et justesse
Supercellule Météo

Orage le plus organisé et le plus durable : une seule cellule dont le courant ascendant tourne sur lui-même (mésocyclone), entretenue par un fort cisaillement. Elle peut vivre plusieurs heures, se déplacer de façon déviée par rapport au flux général, et produire grêle de gros diamètre, rafales destructrices et, plus rarement en Europe, tornades.

Rare mais dangereuse. Dans la lecture Solano, un environnement à CAPE élevée et fort cisaillement fait basculer le risque orageux vers « Sévère · organisé ».

Pour aller plus loin : Supercellule (Wikipédia) · Voir aussi : Cisaillement · Risque orageux

V

Effet venturi (effet de site) Météo

Accélération du vent lorsqu'il est canalisé par le relief : entre deux îles, dans un détroit, à la sortie d'une vallée, au débouché d'un cap. L'air qui doit passer par un goulet accélère — le vent peut y être 1,5 à 2 fois plus fort que sur la zone dégagée voisine, sur quelques centaines de mètres seulement.

Les modèles globaux le lissent ; les modèles fins et la connaissance locale le retrouvent. Dans l'analyse de mouillage, l'effet venturi est pris en compte pour juger la protection réelle d'une baie resserrée : un mouillage « à l'abri » sur la carte peut être balayé par une accélération.

Pour aller plus loin : Effet Venturi (Wikipédia) · Voir aussi : Brise thermique · Gradient de pression
Vent réel / vent apparent Voile

Le vent réel est celui que subit un observateur immobile — celui des bulletins et des modèles, donné en direction absolue (« d'où il vient », par rapport au nord). Le vent apparent est celui que ressent le bateau en mouvement : c'est la somme du vent réel et du « vent de vitesse » créé par le déplacement du bateau lui-même.

Conséquences : au près, la vitesse du bateau s'ajoute au vent réel → l'apparent est plus fort et vient plus de l'avant. Au portant, le bateau fuit devant le vent → l'apparent tombe. Les girouettes de tête de mât mesurent l'apparent ; les centrales en déduisent le réel avec la vitesse du bateau. Solano affiche le vent réel partout, et l'apparent le long des routes calculées.

Voir aussi : Allure · Polaire de vitesse · Utilisé dans : Le livre de bord

Z

Zone marine (METAREA, zone côtière) Marine

Découpage géographique nommé qui sert de maille aux bulletins marins. Au large, les METAREA sont de grandes zones océaniques numérotées, coordonnées à l'échelle mondiale pour la diffusion des avis de sécurité. Plus près des côtes, chaque service national définit ses propres zones côtières aux noms familiers des navigateurs (Pertuis, Gascogne, Provence, Ligure…).

Un bulletin ou un avis vaut pour une zone entière : Solano détecte la ou les zones qui contiennent votre point et n'affiche que les bulletins pertinents, avec possibilité de s'abonner par zone.

Voir aussi : Bulletin marin · Utilisé dans : Bulletins marins
Un terme manque ? Ce lexique est vivant. Si un terme utilisé dans Solano vous semble obscur, signalez-le — il sera ajouté.
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