Au sommaire

  1. Le principe : rien n'est public
  2. Ajouter un ami : par lien, jamais par annuaire
  3. Partager une route
  4. Partager un lieu — et pourquoi c'est le plus sensible
  5. Les clubs : validés à la main
  6. Les lieux d'un club passent par une file de modération
  7. Partager une navigation : l'écran de consentement
  8. Retirer un partage — et ce qu'un retrait ne peut pas faire
  9. Supprimer son compte, céder son bateau

1. Le principe : rien n'est public

Solano ne publie rien. Il n'existe pas de profil public, pas de fil d'actualité, pas de lien ouvert vers une route ou une navigation. Tout ce qui sort de votre compte part vers des personnes que vous avez ajoutées vous-même, ou vers un club dont vous êtes membre.

Trois objets se partagent, et ils ne se ressemblent pas du tout du point de vue de ce qu'ils révèlent :

🗺️
Une route est un projet : un tracé, une heure de départ, des modèles. Elle ne dit pas où vous étiez, elle dit où vous pensez aller.
📍
Un lieu favori est souvent une adresse. « Maison », un corps-mort, un mouillage habituel — c'est le plus sensible des trois, contre-intuitivement.
🧭
Une navigation est un historique de déplacements horodaté, avec des photos, et souvent les noms des personnes à bord. Ce ne sont plus seulement vos données.

2. Ajouter un ami : par lien, jamais par annuaire

Depuis le menu 👥 Mes amis, vous créez un lien d'invitation et vous l'envoyez à qui vous voulez. Il vaut pour une seule personne et expire au bout de 7 jours.

Il n'existe aucun annuaire : personne ne peut vous retrouver à partir de votre adresse e-mail ou de votre pseudo. Ce n'est pas un oubli, c'est le choix : un annuaire cherchable est une fonction d'énumération de comptes, exactement ce qu'on ne veut pas offrir.

Conséquence pratique : il n'y a pas de « demandes d'amis » à accepter, donc pas de file de sollicitations à trier. Celui qui ouvre le lien a déjà consenti en cliquant.

3. Partager une route

Dans 🗺️ Mes routes, le bouton 👤 d'une route l'envoie à un ami — ou à un club. Votre ami voit alors votre route vivante, pas une copie : si vous la modifiez, il voit la modification.

C'est délibéré. Une copie survivrait à la révocation, et « retirer le partage » ne voudrait plus rien dire.

4. Partager un lieu — et pourquoi c'est le plus sensible

Dans ⭐ Mes lieux, le même bouton 👤. La personne voit le nom du lieu et ses coordonnées exactes.

À garder en tête : un lieu favori est souvent une adresse. Ne le partagez qu'à quelqu'un à qui vous la donneriez de vive voix.

C'est pour cette raison qu'un lieu ne se partage qu'à des amis nommés, jamais directement à un club. Vers un club, il passe par une file de modération — voir plus bas.

5. Les clubs : validés à la main

Un club (une association, un cercle d'équipiers, une école) se demande depuis 🏛 Mes clubs. Il naît en attente : tant qu'il n'est pas validé, personne ne peut le rejoindre et rien ne peut y être partagé.

Pourquoi cette friction ? Parce qu'un club devient responsable des données que ses membres y déposent. On ne laisse pas n'importe qui en ouvrir un à la volée.

Une fois actif, ses membres se partagent des routes. Chacun peut appartenir à plusieurs clubs, avec un rôle différent dans chacun : responsable ici, simple membre là.

Trois rôles. Le propriétaire est le compte qui a demandé la création — idéalement un compte au nom du club plutôt que celui d'une personne, pour qu'il survive aux changements de bureau ; il est le seul à nommer ou rétrograder les responsables, à céder ou supprimer le club. Les responsables gèrent le quotidien : ils invitent et retirent des membres, et valident les lieux proposés. Les membres partagent et proposent.

La fiche du club — description, e-mail, téléphone, site, port d'attache, logo — est tenue par le propriétaire et les responsables, et lisible par tous les membres. L'e-mail de contact est une information affichée : aucun message n'y est envoyé.

Une navigation ne va jamais à un club. À cinq membres, un club est un cercle restreint ; à trois cents, c'est une publication. Le même bouton ne doit pas produire les deux.

6. Les lieux d'un club passent par une file de modération

Un lieu n'est pas « partagé » à un club, il est proposé. Un responsable le valide ou le refuse, avec un motif. Trois états sont lisibles : en attente, validés, refusés.

1
Vous proposez
Un ou plusieurs de vos lieux favoris d'un coup, depuis la fiche du club.
2
Un responsable tranche
Validé, le lieu devient visible de tous les membres — c'est le patrimoine du club : mouillages, spots de régate, points de rendez-vous.
3
Vous gardez la main
Vous pouvez retirer votre proposition à tout moment, même après validation. Sans ce droit, proposer vaudrait publication définitive.
Ce qu'aucun réglage ne corrige : les responsables voient la proposition — nom et coordonnées — avant de trancher. Un refus n'efface pas ce qu'ils ont vu. Ne proposez pas un lieu personnel.

7. Partager une navigation : l'écran de consentement

C'est le partage le plus engageant, et le seul qui passe par un écran dédié. Il est réservé au propriétaire du bateau : un journal contient les lignes, les photos et les noms de tout l'équipage — celui qui en répond est le propriétaire.

Ce qui part

Toutes les positions horodatées (y compris le départ et l'arrivée, souvent votre port ou votre mouillage), les conditions relevées (vent, mer, pression), les allures, la propulsion, les photos du journal, et le bateau — son nom et son identité (immatriculation, MMSI, port d'attache). Votre ami connaît votre bateau : le cacher ne protégerait rien.

Ce qui ne part jamais

👥
Les noms d'équipage et de quart — ce sont les données de vos équipiers, pas les vôtres : vous ne pouvez pas les partager à leur place.
✍️
Les notes libres — vos commentaires ligne par ligne, quels qu'ils soient.

Il n'y a rien à cocher, et ce n'est pas un filtrage d'affichage : ces champs ne sont même pas lus par l'application de votre ami.

Votre accord est enregistré : sa date et la version du texte affiché. C'est ce qui permet d'établir plus tard ce qui a été accepté, et quand — une case à cocher qu'on n'enregistre pas ne prouve rien.

8. Retirer un partage — et ce qu'un retrait ne peut pas faire

Le volet 👥 Mes amis liste tout ce que vous partagez. Un clic sur « Retirer » coupe l'accès immédiatement. Retirer quelqu'un de vos amis coupe en plus tous les partages, dans les deux sens.

Un retrait n'est pas rétroactif. Votre ami a pu exporter la route en GPX ou enregistrer une image. Ce qui est déjà passé de l'autre côté ne revient pas — c'est vrai de tout partage, ici comme ailleurs, et c'est écrit dans l'écran avant que vous ne partagiez.

9. Supprimer son compte, céder son bateau

Supprimer son compte efface tout ce qu'on a partagé. Mais un bateau n'est pas qu'à soi : ses traces et son journal appartiennent aussi à l'équipage qui les a tenus.

L'écran de suppression propose donc de céder le bateau à un équipier (et un club à l'un de ses responsables) plutôt que de l'effacer avec tout son journal. Sans cession acceptée, tout part — c'est la promesse d'effacement, tenue jusqu'au bout.

Au passage : les lignes qu'un équipier a écrites restent dans le journal du bateau même s'il supprime son compte. Elles s'affichent alors sans auteur. Un journal de bord est un document daté et signé ; on n'en réattribue pas les pages à quelqu'un d'autre.

Pour aller plus loin

Le détail de ce qui est enregistré, pourquoi, et combien de temps est dans la politique de confidentialité. Le fonctionnement du journal lui-même est décrit dans Livre de bord : tenir son journal de navigation.

Avertissement : Solano n'est pas un service de sécurité maritime. Les décisions de navigation engagent la responsabilité du capitaine, qui doit tenir compte de son expérience, de son équipement et des bulletins météo officiels.
Ouvrir Solano →